Ils voulaient partir…

parlons-en-

Bonjour à tous,

Vous n’êtes sans doute pas passés à coté de l’histoire du petit de 5 ans dont le père s’est suicidé. Ça m’a beaucoup touché mais les esprits étaient assez chauds à ce sujet donc j’ai préféré attendre que ça se tasse avant d’en parler.

 

« La souffrance du cœur n’a pas d’antalgique »

 

Pour moi il y a certaines douleurs qu’on ne peut pas comprendre tant qu’on ne les a pas vécues. Les douleurs de l’esprit font souvent plus mal que celles du corps parce que pour elles il n’y a pas d’antalgique. Souvent seul le temps ou en parler peut avoir un impact. Comme après une rupture, on a l’impression que le monde s’effondre qu’on ne peut plus se relever et puis un jour on se réveille en se disant que ça fait longtemps qu’on y a plus pensé. Ça prends 2 semaines pour Michelle, 10 pour Simon alors combien pour quelqu’un qui souffre d’un mal que personne ne sait. A t’il la force d’attendre jusque là ?

 

« Il n’y a pas pire solitude que celle qu’on vit à plusieurs »

 

De l’entourage on entend plus souvent «  je n’ai rien vu venir/ c’est incompréhensible »  que « il en parlait depuis un moment » parce que on a arrêté d’écouter, de voir.  Nul ne veut devenir le pleurnichard de service donc on porte des masques mais il y a toujours de failles. Ses petits mots glissés içi et la, ses attitudes qu’on prends souvent à la légère.

Je me dis souvent qu’il n’y a pas pire solitude que celle qu’on vit à plusieurs parce qu’on a son propre sentiment qui fait mal et le fardeau de celui des autres auquel on ne peut rien. Je pense que pour le dépressif qui en arrive à mourir c’est la double peine. Il est pressé d’en finir pour ne plus souffrir mais aussi peut-être pour les proches. L’égoïsme ce n’est pas plutôt de dire « Reste, ne nous fais pas souffrir » quand on a été incapable de faire cela pour eux?

la face cachée des sourires

 

 

« Parlons –en »

Le cas de ce monsieur m’a touché et j’ai pensé toutes les choses qu’on retrouve ici et la. Puis je me suis dis et si la crise cardiaque était le prétexte pour mourir et qu’on raconte une autre version de son départ aux petits. Je me suis interrogée sur la nécessité de dire toute la vérité quand on sait qu’elle peut tout détruire. Je me suis demandé si ce n‘était parce que lui malade la famille serait ruinée. Nul ne le saura jamais mais ce qui est sur c’est que je préfère passer un coup de fil à un (e) ami (e) qui ne va pas bien, lui dire que je t’ecoute, pour de vrai. Il existera toujours plusieurs versions du monde, la notre, la sienne et celle que sa solitude lui a projeté. J’aimerai quelle gagne pas encore.

Dans mon Jukebox en pensant à eux CARRY YOU HOME– JAMES BLUNT

sources: ici, ici,

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